La déviance

2. La déviance

Lorsque les individus ne cadrent pas avec la norme, alors ils entrent, du point de vue du groupe, dans la catégorie des déviants.

2.1 – Définition

D’un point de vue général, le déviant se définit comme un individu qui ne se conforme pas aux normes sociales de son groupe ou de sa société.

La déviance n’existe alors que par rapport à la normalité dont elle est dérivée : elle se caractérise par une transgression des normes sociales, une violation des interdits ou encore par l’adoption de postures ou de pratiques contrevenant aux usages sociaux.

Le concept de déviance est énoncé par le sociologue de l’école de Chicago Howard Becker dans ses travaux sur la carrière déviante (Outsiders. Études de sociologie de la déviance, 1963 )

Il explique que la déviance n’est pas le produit d’un dysfonctionnement objectif mais la qualification par les autres, par un groupe, que l’auteur entend comme des entrepreneurs de morale.

La déviance ne peut être détachée de la notion d’échelle de groupe. La majorité prescrivant la norme, elle seule peut qualifier en déviance, la transgression à cette norme.

2.2 – Mécanisme de la déviance

Le mécanisme de déviance qu’on appelle étiquetage compte 3 étapes :

- Tout d’abord, un individu enfreint la norme de son groupe, de manière volontaire ou involontaire.

- il est alors “étiqueté” par les entrepreneurs de morale comme déviant.

Il appréhende alors son exclusion à la norme selon deux uniques principes. Soit il revient à la norme et réintègre le groupe dominant …

- Soit il intègre cette déviance pour s’agréger à un nouveau groupe, avec de nouvelles normes et se construit une nouvelle image de lui-même. L’individu déviant a conscience du rôle social qu’il doit jouer.

2.3 – Stigmate

Définition : le stigmate est une trace, une caractéristique propre à l’individu qui le place potentiellement en dehors de son groupe de référence.

Un individu stigmatisé « se définit comme n’étant en rien différent d’un quelconque être humain, alors même qu’il se conçoit (et que les autres le définissent) comme quelqu’un à part. »

En général, nous cherchons à cacher nos stigmates, pour rester dans la norme. Mais en revanche, si le stigmate est assumé, c’est au sein d’un (nouveau) groupe de référence.

[Exemple (de 1:30 à 2:10)

Cyprien illustre comment, en n’ayant pas le même téléphone que le reste du groupe (la norme était de posséder un 3310), il apparait comme une personne déviante, bizarre. Son stigmate, c’est l’impression qu’il donne de hurler dans chaque message qu’il envoie, à cause des sms en majuscules.]

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